LE SOMMEIL DE BÉBÉ

 

Le sommeil est essentiel à tous. Mais chez l’enfant, en plus de la récupération de la fatigue physique et nerveuse, il est d’autant plus précieux qu’il sert à la mise en place des circuits nerveux et favorise de nombreuses fonctions mentales et psychiques comme la mémorisation et l’apprentissage. En outre, c’est au cours des tous premiers mois que l’enfant met en place la structure de son sommeil d’adulte.

 

Bien sûr, la première chose à vérifier, c'est que la chambre soit au calme, pas trop chauffée (19/20° étant la température idéale pour le temps du dodo), qu'elle soit rangée (parce que le désordre ennerve et n'induit pas le calme et la sérénité pour un bon sommeil) et qu'une douce pénombre y règne (pour qu'il puisse faire la différence entre le jour et la nuit).

 

Thèmes abordés :

 

1 - le train du sommeil,

2 - les signes d'endormissement,

3 - le rituel du coucher,

4 - le respect du rythme du bébé,

5 - le sommeil selon l'âge,

6 - les siestes,

7 - les troubles du sommeil,

8 - les idées reçues,

9 - autres méthodes

10 - petite bibliographie.

 

 

 

1 - Prendre le train du sommeil au bon moment

 

Le train du sommeil comporte plusieurs wagons qui correspondent à des cycles qui sont d'une durée d'environ 1h30 chez l’adulte, plus courte chez l’enfant.

Chez le nourrisson, les trains du sommeil sont courts - 50 minutes en moyenne - et constitués de deux wagons seulement (une phase de sommeil léger, puis une phase de sommeil calme).

Plus on vieillit, plus le nombre de wagons augmente, accroissant la durée du train. Ainsi, à l'âge adulte, la durée d'un cycle a plus que doublé.

La "locomotive" symbolise le moment propice à l'endormissement, à ne surtout pas rater. Lorsque la période d'endormissement est dépassée, ce qui veut dire que les signes de fatigue émis par l'enfant sont passés inaperçus, l'enfant devra donc prendre le prochain train. Il faudra attendre tout un cycle de sommeil (50 minutes chez le nouveau-né, 70 minutes chez l'enfant) avant que bébé puisse s'endormir à nouveau. Entre deux wagons, le sommeil s'allège et l'enfant se réveille quelques secondes.

   

 

 

2 - Repérer les signes d'endormissement :

 

Afin d'aider l'enfant à bien s'endormir, il est donc important d'être à l'affût des signes de fatigue présents chez lui. Lorsque l'on connaît bien l'enfant, il est facile de les identifier et d'intervenir avant que les pleurs fassent leur apparition : frottement des yeux, bâillements, se tourner une mèche de cheveux... La période d'endormissement devrait durer aux alentours de 20 minutes.

Il est normal que l'enfant émette quelques grognements ou petits pleurs, ce qui l'aide parfois même à s'endormir. Par contre, lorsque cette période s'éternise et que les pleurs sont de plus en plus forts, peut-être avons-nous passé son heure de sommeil et n'avons pas été assez attentif aux signes de fatigue.

  

 

 

3 - Instaurer un rituel du coucher

 

Que ce soit pour la sieste comme pour la nuit, bébé a besoin que soit établi un rituel du coucher. Pour bien s'endormir, il doit se sentir en sécurité. Il lui faut : un décor familier et rassurant (porte entre-ouverte, petite veilleuse), des rites qu'il reconnaît (petite histoire, câlin, musique), ou encore serrer dans ses bras un "objet familier" (doudou, mouchoir, nounours). Ce fameux rituel du coucher sert à prévenir Bébé que l'heure d’aller dormir est arrivée, mais il s'agit surtout de le rassurer.

Tout-petit, il appréciera les bisous et câlins ; plus tard, les histoires le raviront. Mais c'est aussi l'occasion d'échanger confidences et petits secrets, et d'instaurer ainsi une véritable complicité avec bébé ! Quelle que soit la formule adoptée, l'important est de se tenir au rituel décidé, à heures régulières, pour que le tout-petit ne perde pas ses repères. Accompagnez bébé dans sa chambre et quittez-le avant qu'il ne s'endorme. Quand on le peut, rester avec lui au moins une demi-heure est idéale. C'est un moment précieux. Si cette demi-heure est ritualisée, bébé ne rechignera plus à aller au lit parce qu'il va adorer ce moment qui lui est dédié.

Mais, attention, le rituel de coucher ne doit pas être une occasion pour bébé de repousser l'heure du dodo : dès 6 mois, il est important de poser des limites. Quand la demi-heure est passée, elle est passée. Maintenant, bébé doit trouver en lui les ressources pour prendre le train du sommeil et se laisser aller pour une bonne nuit. Sinon c'est la porte ouverte à tous les caprices…

 

 

4 - Respecter le rythme de sommeil de bébé

 

La nuit, nourrir et changer bébé dans la semi-obscurité et au calme ; lui parler peu et, après un petit câlin, l’aider rapidement à replonger dans son sommeil.

Au contraire, le jour, stimuler davantage bébé afin de rythmer ses journées et qu'il puisse trouver ses propres repères (promenade, jeux, repas, bain le soir, etc).

Lorsqu'il fait la sieste, laisser entrer un filet de jour dans sa chambre. Et ne pas hésiter à parler et marcher normalement, sans peur de faire du bruit.

Tensions familiales, décalage horaire, voyages, changement de rythmes brutaux (entrée à la crèche par exemple) perturbent considérablement le sommeil des tout-petits. Guetter certains signes annonciateurs de l'endormissement. Pleurs, bâillements, il se frotte les yeux, etc : autant de petits signaux qu’envoie Bébé pour nous indiquer qu'il a sommeil ! Mais attention, certains enfants ressentent le besoin de pleurer pour pouvoir s'endormir.

Rester à l'écoute de ses besoins physiologiques, qui évoluent peu à peu. Durant les tous premiers mois, les adultes doivent s’adapter, en attendant que Bébé trouve son propre rythme de sommeil. De plus, il faut aussi tenir compte du fait qu’il y a des petits et des gros dormeurs, des couche-tôt et des couche-tard, comme chez les adultes !

  

 

 

 

5 - Le sommeil selon l’âge de bébé

 

Le sommeil de bébé jusqu'à 2 mois :

 

Le sommeil de l’enfant se construit dès la période fœtale. On observe déjà une alternance d’activité et d’immobilité même si le sommeil du fœtus est indépendant de celui de la mère.

 

A sa naissance, un bébé dort en moyenne 16 heures par jour. Son cycle de sommeil est court, de 50 à 60 minutes (pour 90 minutes environ chez l’adulte) et fait alterner des périodes de sommeil agité (l’équivalent du sommeil paradoxal) et des périodes de sommeil calme. Le nouveau-né n’a pas encore de rythme jour/nuit, il ne distingue pas encore le jour de la nuit et son sommeil est morcelé en périodes de 3-4 heures.

 

 

Le sommeil de bébé de 3 mois à 6 mois :

 

Le rythme jour/nuit s’installe : en l’espace de trois mois, le sommeil du bébé se transforme très rapidement. C’est à ce moment que toutes les composantes du sommeil adulte se mettent en place : apparition de la périodicité jour/nuit, des rythmes circadiens, de la température, des rythmes cardio-respiratoires et des sécrétions hormonales.

 

Bébé dort en moyenne 15 heures par jour. Les périodes de sommeil nocturne s’allongent. Si un nouveau-né peut dormir 6 heures d’affilée, un bébé de 3 à 6 mois peut aller jusqu’à 9 heures consécutives de sommeil. L’installation du rythme jour/nuit se met en place généralement avant 6 mois, mais dépend essentiellement des rythmes extérieurs (prises alimentaires régulières, moment de jeux, promenades, heures du coucher…). Cela varie donc d’un enfant à l’autre. Dans le même temps, le sommeil se modifie en qualité. Les périodes de sommeil agité disparaissent au profit d’un sommeil plus stable et plus profond. Le rythme de son sommeil n'est plus dicté par la faim.

Alors, si le berceau de bébé est encore dans la chambre des parents, il est temps de lui offrir un espace bien à lui.

C'est souvent la période de reprise du travail pour maman, synonyme de grands bouleversements pour bébé : faire ses nuits est devenu une priorité. Autant pour lui que pour les parents ! Mais, il ne fera pas généralement ses nuits avant le 4ème mois. Age où, en moyenne, l'horloge biologique commence à bien fonctionner. Alors, un peu de patience !

 

Le sommeil de bébé de 6 mois à un an :

 

Bébé dort en moyenne 13 à 15 heures par jour, dont quatre heures pendant la journée. Mais, peu à peu, le nombre de siestes va diminuer : normal, il déborde d'énergie ! La qualité de son sommeil nocturne dépend surtout des siestes, qui ne doivent être ni trop longues, ni trop courtes. Il passe de 3 à 4 siestes journalières vers 6 mois, à 2 vers 12 mois. Penser à les répartir le mieux possible pendant la journée.

 

Il commence à faire ses nuits normalement, mais a du mal à s'endormir. Il vous réclame parfois la nuit : premiers cauchemars, fièvres et maladies infantiles, poussées dentaires. Consolez-le, mais restez ferme !

L'angoisse de séparation ou angoisse du 8e mois peut aussi perturber son sommeil. En effet, Bébé prend conscience de sa propre identité, différente de celle de ses parents. Il appréhende donc de dormir seul. Sauf, s'il est malade, nous devons pousser votre enfant à se rendormir seul.

 

 

Le sommeil de bébé de un à quatre ans :

 

L’enfant de 1 an à 4 ans va réduire progressivement son temps de sommeil diurne. Il ne fait plus qu’une seule sieste vers 18 mois. La quantité globale de sommeil diminue lentement entre 1 an et 4 ans pour atteindre 12 heures entre 3 et 5 ans. Dès lors, la structure du sommeil nocturne ressemble beaucoup à celle de l’adulte.

 

 

Le sommeil de bébé après quatre ans :

 

De 4 à 12 ans, l’enfant dépense beaucoup d’énergie dans la journée et s’endort rapidement le soir. La durée globale de sommeil devient progressivement inférieure à 12 heures.

 

6 - Les siestes

 

Comme indiqué plus haut, selon qu'il ait 2 mois, 1 an ou 4 ans, bébé n'a pas les mêmes besoins en sommeil. Une chose est sûre, c'est que dormir en journée est nécessaire pour lui. Même en prenant en compte son âge, il est difficile de donner un timing précis quant aux plages de sommeil. Il y a de petits dormeurs et de gros dormeurs et ça, les adultes ne peuvent pas y faire grand-chose. Néanmoins, ils peuvent et doivent rester attentif au comportement de l’enfant qui leur indiquera si oui ou non, il dort suffisamment.

 

 

Comme la nuit, pour la sieste, un environnement calme est nécessaire :

 

Quel que soit son âge, bébé a absolument besoin d'un environnement calme et serein, propice à l'endormissement et au sommeil. Pour Catherine Salinier, pédiatre et vice-présidente de l'Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA), "on reconnaît qu'un enfant respecte ses besoins en sommeil s'il est calme et qu'il a un comportement normal". Calme ne veut pas dire apathique bien sûr, simplement que l'enfant ne soit ni hyperactif, ni surexcité dans la journée et surtout en soirée.

 

En outre, il est primordial d'être attentif aux signes de fatigue que manifeste l'enfant : il est grognon, il ne veut plus jouer et pleure pour un oui ou pour un non. Là, il ne faut pas tenter de retarder l'endormissement sous prétexte que ça n'est pas l'heure ou que vous avez des courses à faire. S'il est fatigué, bébé doit dormir.

 

Il est tout aussi important qu'il ait un rythme régulier. Pas d'inquiétude, en général, les enfants s'adaptent naturellement au rythme de la famille. Une fois ses habitudes de sommeil bien en place, pas question de le déranger dans sa routine. La pédiatre explique par exemple "qu'il ne faut pas emmener bébé faire les courses durant sa plage habituelle de sommeil. Le tout est de lui donner un rythme régulier et de respecter ce rythme. Ce sont les adultes (parents, puéricultrice ou assistante maternelle) qui doivent s'adapter aux besoins de bébé et non l'inverse".

 

Avant de le mettre au lit pour la sieste, il est important de créer un environnement propice au sommeil. Eteindre la télé, arrêter les jeux bruyants et plutôt lire une histoire, le prendre dans les bras… Il faut également lui parler, lui faire comprendre que c'est bientôt le moment de dormir et que c'est un moment privilégié qu'il doit savoir apprécier. Les rituels, comme pour le coucher du soir ont aussi toute leur place avant la sieste et peuvent aider bébé à reconnaître le moment d'aller au lit. Mais ces rituels ne doivent pas durer des heures bien sûr, dans la mesure où la séparation, puisque c'en est une, ne dure pas très longtemps.

 

 

3 siestes par jour pour les nourrissons :

 

- Chez les nouveau-nés (jusqu'à 3 mois environ), les besoins sont très importants. "Il a un rythme particulier, par cycles de 3 ou 4 heures, de jour comme de nuit. C'est donc absolument normal qu'il se réveille en pleine nuit" précise Catherine Salinier.

 

- Passés 3 mois, les réveils nocturnes sont moindres et bébé réussit à adopter un rythme jour/nuit plus conforme au rythme social des parents.

Le nourrisson (3 mois-2 ans environ) a toujours de gros besoin de sommeil. La journée, le tout petit peut faire 3 siestes : une petite heure le matin, une grosse de deux heures en début d'après-midi et une autre petite le soir. "Si l'enfant est amené à la crèche ou chez l'assistante maternelle, les rythmes ne seront pas les mêmes que s'il restait toute la journée à la maison avec ses parents. Néanmoins, il sait s'adapter aux conditions de vie" souligne le pédiatre.

 

- Enfin, après 2 ans, les besoins sont moins importants : une sieste de 2 h en début d'après-midi suffit généralement. Encore une fois, ce n'est pas une généralité, des enfants dormiront plus, d'autres beaucoup moins, le tout est qu'il soit en forme et reposé.

 

- Pour les grands qui ne font plus la sieste en maternelle, certains peuvent finir la journée particulièrement fatigués. Ainsi, il peut être conseillé de leur en faire faire le mercredi et le week-end.

 

 

La sieste empêche-t-elle de dormir le soir ?

 

Tordons le cou à une idée reçue qui a la vie dure : ce n'est pas parce que bébé fait une bonne sieste dans la journée qu'il aura du mal à s'endormir le soir. A l'inverse, si l'enfant ne dort pas bien durant la journée, il ne dormira pas bien non plus le soir. Ainsi, des déséquilibres de sommeil dans la journée entraînent des déséquilibres de sommeil la nuit.

 

Contrairement à ce que de nombreux parents peuvent penser, une bonne sieste dans l'après-midi n'empêchera jamais bébé de bien dormir le soir, bien au contraire. Inutile donc de demander à la nounou de zapper la sieste pour être tranquille le soir… Catherine Salinier souligne qu'"au contraire, plus un enfant est calme et reposé dans la journée, mieux il dormira le soir. Un manque de sommeil dans la journée se traduit par une hyperactivité le soir et des troubles du comportement. Il sera agité, grognon mais aura beaucoup de mal à s'endormir."

 

 

 

7 - Troubles du sommeil

 

Si bébé refuse de s’endormir

 

Une des premières solution est de donner le goût à l'enfant de se détendre et de se laisser transporter au pays des rêves. Lui parler des avantages du sommeil, du plaisir que celui-ci lui apportera : détente, plus d'énergie pour poursuivre ses activités, parcourir le magnifique pays des rêves... Pour l'aider à s'endormir, établir un rituel agréable et identique d'une journée à l'autre, qui lui permettra d'attendre ce moment privilégié avec plaisir et aura le goût d'y participer. Comme nous l'avons évoqué plus haut, une bonne demi-heure est nécessaire.

 

Malgré tout notre bon vouloir, il se peut que l'enfant ne désire pas s'endormir de lui-même. Bien sûr, certains vont le laisser pleurer jusqu'à ce qu'il s'endorme. Le risque, c’est que l'enfant en garde un mauvais souvenir et n'ai pas en tête le sommeil comme un besoin agréable et essentiel. Il existe une technique sans larme qui consiste à s'asseoir près de l'enfant afin de le rassurer de notre présence. Nous ne devons pas établir de contact par la parole ou visuel. Et chaque jour, se reculer un peu plus loin, jusqu'à ce que nous arrivions à disparaître du champ de vision de l'enfant.

 

Pour savoir quels sont les besoins en sieste chez sa nounou, on peut vérifier, en concertation entre les parents et la nounou si le nombre d'heures de sommeil de l'enfant est suffisant pour son âge.

On peut par exemple créer un agenda du sommeil dans le classeur de liaison de l’enfant : sur quelques feuilles, dessiner un tableau. En haut du tableau, noter « heures » au bout de la colonne horizontale et « jours » en haut de la colonne verticale. Les parents dessinent les cases en bleu lorsque son enfant dort et la nounou fait de même lorsqu'il est avec elle. Au bout d'environ deux semaines ou plus, pour être sûr d'avoir un bon échantillon représentatif, les adultes et la nounou analysent le tout pour vérifier si les besoins en sommeil de l’enfant sont remplis.

 

Mais, quelque soit le résultat, surtout, éviter de supprimer les siestes en journée, elles sont nécessaires à l'équilibre de bébé.

  

8 - Attention aux idées reçues !

 

Bien dormir est encore plus important pour le bébé que pour ses parents. Mais en la matière, de nombreuses idées reçues circulent. Faut-il coucher son enfant à heures fixes ? Comment savoir s'il est fatigué ?

 

> On reconnaît un enfant qui ne dort pas assez parce qu'il a des cernes sous les yeux. 

Faux

Les principaux signes crédibles d'un manque de sommeil sont :

Les difficultés à se lever le matin ;

La fatigue dans la journée ;

La somnolence ;

L'irritabilité.

 

> Inutile de coucher son enfant à heures fixes, seul compte le temps de sommeil total.

Faux

Il est essentiel de coucher son enfant à heures fixes, pour l'aider à construire son sommeil progressivement et ne pas perturber ses rythmes fragiles. Essayez de déterminer son heure "naturelle" d'endormissement en respectant toujours ses besoins. Et essayez de garder de manière exceptionnelle les endormissements tardifs liés à des réunions de famille ou des fêtes.

 

> Lorsque bébé pleure la nuit, il faut l'aider à se rendormir.

Faux

Le sommeil de bébé est caractérisé par des micro-réveils de quelques minutes entre chaque cycle de sommeil. Certains de ces éveils peuvent se manifester par des pleurs. Si vous venez le bercer à chaque fois, il va s'habituer à ce petit rituel et ne pourra plus se rendormir sans. Bien sûr, si les pleurs ne se calment pas spontanément, il faut aller voir s'il n'y a pas de problème. Essayez dans ce cas de ne pas le sortir du berceau.

 

> Mon enfant ronfle, ce n'est pas grave.

Faux

Les ronflements de bébé sont normaux s'il est enrhumé. En revanche, si le ronflement est chronique, il y a peut-être un problème d'amygdales. Il faut en parler au médecin.

 

> La sieste peut s'arrêter à l'âge de deux ans.

Faux

Une sieste est souvent nécessaire au moins jusqu'à l'âge de 4 ans. Elle permet une bonne récupération et évite une fatigue en fin d'après-midi et des problèmes d'endormissement le soir.

 

> On peut donner un biberon à bébé s'il se réveille.

Faux

Entre trois et six mois, bébé n'a plus besoin de manger la nuit. Il faut l'habituer à dormir d'une traite sans être alimenté, sauf avis contraire du médecin.

 

> On reconnaît un enfant qui a sommeil parce qu'il s'étire.

Faux

Les signes d'un enfant qui a envie de dormir sont simples : il baille, il se frotte les yeux, il pleurniche sans motif... Il faut alors l'amener au lit sans tarder.

 

> La sieste doit durer 30 min, pas plus.

Faux

La sieste de l'enfant est de durée variable. Elle dépend surtout des besoins du bébé. Néanmoins, elle ne doit pas être trop longue et doit débuter en début d'après-midi.

 

> La température de la chambre de bébé doit être de 22 degrés.

Faux

La température idéale de la chambre pour favoriser l'endormissement se situe entre 18 et 20° C.

 

9 - Autres méthodes, traditions, médecines naturelles, médecines d'ailleurs :

 

Et voici ci-dessous, dans le désordre, quelques pistes supplémentaires (médecines douces, recettes de grand-mères, croyances…) pour aider l’enfant à trouver le sommeil et les parents à retrouver la sérénité. On peut essayer certaines recettes ou les essayer toutes … 

 

   

Habituer progressivement l’enfant à l’autonomie de l’endormissement :

 

http://www.reseau-morphee.fr/le-sommeil-et-ses-troubles-informations/le-sommeil-selon-le-profil-enfant-ado-senior/le-bebe/de-1-a-3-ans/enfant-refuse

 

Livre de Marie Thirion et Marie-Josephe Chalamelle: "Le sommeil, le rêve et l'enfant". Les auteures y proposent notamment une sorte de "programme" pour aider les enfants à dormir toute la nuit en quelque nuit. C'est une méthode qui demande pas mal d'énergie durant 3 ou 4 nuits, mais quasi infaillible d’après de nombreux parents, au terme de ces quelques nuits.

 

 

Les massages, la médecine traditionnelle chinoise :

 

La journée a été rude,  bébé a été ballotté d’une visite à une autre, la sieste a été courte… autant de raisons pour qu’il ne réussisse pas à trouver son sommeil. Un enfant qui n’a pas réussi à dormir sera plutôt agité, même s’il est extrêmement fatigué.

Prendre l’enfant dans ses bras, lui parler et masser doucement avec le pouce la ligne de ses sourcils, dans le sens des cils. Répéter le geste plusieurs fois, très en douceur.

 

Des massages de tuina sino-japonais pour enfant permettent après un bilan énergétique et un massage de l'enfant chez le praticien, de cibler précisément les besoins de l'enfant et de reproduire les massages à la maison. 

 

   

La lithothérapie :

 

Placer dans la chambre de l'enfant des pierres très douces qui conviennent aux tout petits. Placées dans un endroit inaccessible au bébé pour qu’il ne puisse pas risquer de se blesser avec (ou les avaler si elles sont petites), elles aideront à lui procurer une nuit paisible.

 

L'idéal est de choisir soi-même ses pierres en boutique, en les touchant, les regardant, en y allant "au coup de coeur". 

 

Exemple d’un témoignage sur internet :

« J'ai un bébé de 5 mois qui ne faisait pas ses nuits il y a encore quelques semaines. Pourtant j'avais tout essayé, homéopathie, rituel du coucher (même si je n'ai pas de soucis pour le coucher car il s'endort tout seul) sirop à base de plantes etc... Mais rien ne fonctionnait… Jusqu'au jour où je suis rentrée par hasard dans un magasin de pierres et que j'ai demandé s’il existait une pierre pour le sommeil des bébés. Le vendeur m'a conseillé 3 pierres : la célestine, le quartz rose et l'améthyste ; j’ai pris les 3. 

A mon domicile, suivant les conseils du vendeur, j’ai purifié mes pierres en les passant sous l'eau du robinet et hop quelques heures au soleil (sauf la célestine). Le soir même j’ai placé le quartz rose et la célestine sous le lit de mon bout de chou et l'améthyste entre le matelas et le tour de lit. Et là miracle, lui qui me réveille à 1h du matin pour ne s'endormir que 4h, il a dormi 8h d'affilé de 20h30 à 5h00 du matin. Il a pris un biberon à 5h et il s'est rendormi tout de suite pour se réveiller à 9h15.

Enfin de bonnes nuits depuis ! Mon mari qui était sceptique a été obligé de se rendre à l’évidence. Les pierres sont vraiment bénéfiques pour le sommeil. »

 

L'enveloppement :

 

Les tout petits se sentent parfois très anxieux et ont besoin de se retrouver enveloppés, resserrés, emmaillotés... Se sentir enveloppés, comme dans le ventre de leur maman, les rassure, les réconforte et les calme. Ils s'endorment alors mieux et plus longtemps, dans le calme et le bien-être. On peut trouver des grenouillères très ajustées ou des tissus emmaillotement sur certains sites internet. On peut aussi utiliser une grande chaussette un peu lâche. Certains peuvent trouver cette méthode barbare parce que ça paraît limiter les mouvements de l'enfant mais en réalité, on ne laisse pas l'emmaillotement très longtemps, seulement pour rassurer et calmer le tout petit, et pratiqué avec bienveillance, c'est efficace et plein de douceur. C'est une pratique qui existe depuis des millénaires et qui est encore utilisée aujourd'hui dans de nombreuses civilisations. 

 

Les huiles essentielles :

 

Quelques gouttes d’huile essentielle de camomille diffusée pendant dix minutes dans la chambre du bébé (hors de sa présence) peuvent aider l’enfant à trouver le sommeil à avoir une nuit paisible. Attention cependant, l’usage des huiles essentielles est à manier avec précaution. En réserver l’usage à partir du quatrième mois de l’enfant. Et bébé ne doit jamais être présent dans la pièce quand des huiles essentielles sont diffusées.

Certaines marques ont conçu des baumes spéciaux pour les bébés, à base d’huiles essentielles, qui aident bien les bébés à se détendre :

 

 

   

L’Homéopathie :

 

La consultation d’un(e) homéopathe peut parfois régler les problèmes de sommeil. Il ou elle déterminera un traitement homéopathique personnalisé, adapté à l’enfant.

  

 

 

L’osthéopathie :

 

Les problèmes de sommeil de l’enfant peuvent être liés à la grossesse ou à l’accouchement (hypo ou hyper-pression cranienne due au liquide céphalo-rachidien). La consultation d’un osthéopathe permettra de résoudre le problème en quelques séances. L’enfant, alors apaisé, retrouvera un sommeil serein.

L’osthéopathe pourra également aider l’enfant si celui-ci souffre de reflux gastro-oesophagien (cette pathologie ne se voit pas : un problème de clapet ou une déviation de l’œsophage provoque une remontée du lait ingéré : ça remonte, ça fait mal, ça brule. L’enfant ressent un mal-être qui l’empêche de s’endormir ou le fait se réveiller en pleurant. En outre, ces reflux entraînent souvent des rhinos, des angines, des otites).

 

Les consultations peuvent être assez onéreuses, appelez pour connaître le tarif du praticien.  Vous pouvez aussi vous rendre à la clinique d'osthéopathie. Parfois, certaines mutuelles prennent en charge quelques séances.

   

La Géobiologie :

 

Eviter les ondes électro-magnétiques (témoignage d’une maman : http://www.bebe.ch/drupal/node/153988), S’il y a un réveil dans la chambre, utiliser un réveil à piles plutôt qu’un réveil électrique.

Faire une étude de géobiologie à son domicile peut permettre de résoudre des problèmes de pollutions électro-magnétiques et aider, une fois ces problèmes résolus, à ce que l’enfant trouve un sommeil réparateur.

 

Le Feng-Shui : 

 

Pour faire régner l’harmonie à la maison, le Feng Shui compte de plus en plus d’adeptes. Vieille de plusieurs millénaires, cette discipline permet d’harmoniser son intérieur avec son bien-être. Position du lit, position des meubles dans la chambre : ce peut être vraiment très important et il suffit parfois de déplacer quelques meubles pour que le sommeil et la sérénité de bébé reviennent (par exemple, placer le lit de manière à ce que l’enfant voie bien la porte, sans qu’il soit mis directement en face).

Un témoignage : « Le bébé d’une de mes amies dormait mal, se réveillait plusieurs fois par nuit et pleurait souvent sans raison apparente. J’ai étudié la pièce où il dormait : le berceau était placé contre une bibliothèque avec de hautes étagères remplies de grands livres d’adultes. J’ai conseillé à mon amie d’alléger les étagères, de laisser des espaces vides pour permettre à l’énergie de circuler entre les rayonnages, et de séparer la bibliothèque du reste de la pièce. Pour cela, nous avons posé un rideau bleu clair (la bibliothèque se trouvait dans la partie sud-est de la pièce), ce qui a apporté de la douceur dans l’univers visuel du bébé. Enfin, le berceau a été réorienté pour que l’enfant dorme face à sa direction santé. Le résultat a été immédiat : le bébé a mieux dormi... et ses parents aussi ! »

 

 

   

Fleurs de Bach pour les bébés :

 

Certaines fleurs peuvent être très efficaces pour aider l'enfant à dormir.  

 

   

Dent de St Apolonie

 

Si c’est la pousse des dents qui perturbe le sommeil de l’enfant :

que l’on y croit ou pas, ce peut être l’objet d’une promenade dominicale…

Extrait d’un article de la Dépêche publié sur internet :

« Tous les mois, une curieuse procession de nourrissons portés par leurs parents

inquiets, se rend à Lézat, en Ariège, à la rencontre du curé du village. Tous ces bambins souffrent des dents et, pour eux, leurs parents viennent quêter la bienveillance de Sainte-Apollonie qui, sûrement, va les soulager.

 

L'histoire d'Apollonie : " C'était une jeune femme du IIIe siècle qui vivait à Alexandrie et menait une vie pieuse. Or, un jour, de jeunes païens la prirent à partie et lui demandèrent d’injurier sa religion. Elle refusa ; alors les impies la battirent, lui brisèrent les mâchoires et allumèrent un bûcher. Profitant d’un moment d’inattention de ses bourreaux, Apollonie se jeta dans les flammes et périt. Au XIe siècle, lors de la première croisade, l’Empereur de Constantinople offrit à Roger II, comte de Foix, une des dents brisées d’Apollonie, devenue sainte.

Roger, à son retour au pays, l’offrit à son tour à l’abbaye de Lézat, avec d’autres reliques ramenées de Terre Sainte et encore conservées dans l’église du village.

Depuis, croyants et incroyants, font le pèlerinage à Lézat, pour toucher la longue canine pointue, jaunie et patinée par le temps qui repose dans une boîte en argent. La dent a la vertu de soulager les enfants en bas-âge qui percent les dents et elle leur évite les complications inhérentes : fièvre, diarrhée et bronchite.

Même de nos jours, M. le curé de Lézat sur Lèze accueille une moyenne de cinquante bébés par mois, venus solliciter les bienfaits de Sainte Apollonie.

Il effleure les gencives de petits avec la dent, en donnant des explications sur la provenance et l’histoire de celle-ci. Ensuite, il la désinfecte soigneusement, jusqu’à la prochaine opération. Les témoignages des générations d’enfants épargnés des maux de la dentition se succèdent et font fondre tout scepticisme. »

 

COMMENT VENIR A LA DENT ?

Se présenter avec votre enfant à l’église Saint Jean-Baptiste de Lézat sur Lèze

(Place de l’église 09210 LEZAT-SUR-LEZE)

 le SAMEDI à 15H00 précises

(Inutile de prendre rendez-vous)